En France, le Corporatisme traditionnel c'est le groupement volontaire, à l'intérieur d'une même communauté, de tous les membres d'une Profession déterminée (Patron, ouvriers, cadres etc...). Il est - en effet - tout à fait évident que tous les membres d'une même profession ont pour le moins, entre eux, un intérêt primordial commun : la survie de leur profession.
Il est, par conséquent, logique et naturel que ceux qui, de leur côté, vivent de cette profession se groupent pour discuter ensemble des meilleurs moyens de la faire prospérer et grandir et, si besoin est, de la défendre.
Mais il y a longtemps que cette signification simple et claire du Corporatisme Français authentique a été déformée et falsifiée dans le langage et dans les esprits.
D'une organisation éminemment " démocratique " (au sens originel du terme) au départ, les "corporations" ont évolué depuis la Révolution de façon divergente, au point de devenir pratiquement le contraire de ce qu'elles étaient jadis, c'est-à-dire, par exemple, des organismes exclusivement patronaux, comme certains trusts américains (Union Banking Corporation), ou des entreprises entièrement étatiques, comme les Kolkoses soviétiques.
C'est donc en jouant sur ces divers emplois abusifs du terme corporatisme que le régime républicain et se complices de la Finance, des partis et du syndicalisme politisé s'acharnent, en l'accusant de "féodalisme", de "précapitalisme’, de "paternalisme" ou, suprême injure, de "fascisme", à jeter le discrédit sur une forme d'organisation sociale qui est, en réalité, la propriété exclusive du peuple des travailleurs français.
La raison en est simple.
Le Corporatisme représente, en effet, l'ultime bastion dans lequel pourraient encore se retrancher de nos jours les dernières libertés individuelles, économiques et sociales, devant les assauts de plus en plus mortels et conjugués des collectivismes supercapitalistes " privés ", " étatiques " et " marxistes ".
Mais, pour bien comprendre les origines, les moyens et les buts d'un Corporatisme Français adapté aux impératifs de la vie moderne, il est nécessaire de préciser les bases sur lesquelles il s'est édifié.
Il convient donc, tout d'abord, de rappeler avec force que " l'homme seul n'existe pas ". En effet, l'être humain - dès sa naissance - ne peut survivre que dans des communautés.
La première d'entre elles est, bien entendu, la famille.
De son côté, la famille ne peut vivre, travailler et s'épanouir isolément. Il lui faut l'appui d'autres familles parlant la même langue qu'elle et partageant le même mode de vie, avec lesquelles elle constitue progressivement une société commune et des groupes communs : clans, tribus, cités, régions, nations.
D'autre part, il est évident pour tous que l'espèce humaine ne tarderait pas à périr si elle cessait de produire ce qui lui est nécessaire pour vivre. Le travail est donc indispensable à l'humanité.
Mais un travail, un métier, doivent s'apprendre. L'homme se trouve, de ce fait, solidaire des autres hommes de son groupe ou de sa communauté exerçant le même métier que lui ; solidaire de ceux auxquels il l'apprendra demain.
Pour nous résumer, il apparaît donc clairement que la vie de l'homme ne peut se concevoir individuellement et isolé, mais rigoureusement dépendante au contraire de trois communautés naturelles de base qui sont : la Famille, le Cité et le Métier.
Prétendre privilégier l'une en négligeant - ou pire, en dissolvant - les autres, est une utopie mortelle qui mène, infailliblement, notre civilisation à sa ruine.

Format PDF :

LogoPDF