Pourquoi militer ?

  Militer parce que l’heure est grave.
« S’il y avait eu à Petrograd 2000 hommes décidés et sachant ce qu’ils voulaient, nous n’aurions jamais pu faire la révolution », disait Lénine.

  Face à une gigantesque entreprise de déshumanisation des peuples, de déracinement, de culte de l’argent, (avec ses sinistres conséquences : délocalisations, crise actuelle, destruction de la nature…etc) le combat contre-révolutionnaire reste dans le domaine du monde du travail, le seul combat à proposer les bases d’une solution dégagé de toute forme d’idéologie, dans le seul respect de la nature humaine.
En voici les trois axes principaux qui constituent la base du corporatisme moderne :

1 - A la méthode abstraite on substitue la méthode réaliste pour l’étude des sociétés ; on n’invente pas une société, on l’élabore en fonction des besoins naturels qui la constitue.

2 – Considérer l’homme véritable, avec ses bons et ses mauvais côtés, dans la complexité de sa nature déchue avec tous ses besoins matériels, moraux et spirituels, à la fois être social et personne morale ;

3 – Tout subordonner à la nation d’ordre, qui n’est, en somme, que ce que La Tour du Pin nomme autrement : la justice sociale.

  Une civilisation ne meurt jamais que par lâcheté : notre existence, notre lucidité, notre esprit de décision et notre dynamisme garantissent que la nôtre à des chances de se sortir des griffes de la domination de l’argent et des projets mondialistes, à commencer par l’Europe de Bruxelles, si une poignée d’hommes décidés et sachant ce qu’ils veulent se lancent dans l’aventure de la reconquête.

  Certes la tâche est immense et il n’y aura pas trop de toutes nos forces pour l’accomplir. Mais nous sommes moins seuls que nous le croyons parfois. Surtout, il n’y aura pas trop de toutes nos forces, de tous nos trésors de dévouement, d’ingéniosité et d’activité. Pour constituer un pôle d’attraction suffisant pour les millions de français qui, devenus résignés n’ont plus leur combativité de jadis et se laissent glisser dans une insouciance mortelle.
Il est encore temps, mais si nous échouons, nous n’aurons qu’à nous en prendre à nous-même.

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  LA PEUR

  Jamais, pendant un siècle, la classe ouvrière n’a rien obtenu en développant ses raisons. Elle a amélioré son sort en s’organisant, en manifestant, en prenant part aux insurrections et aux révoltes. Ce que la prudence et l’intérêt public bien entendu n’avaient pu lui procurer, elle l’a arraché en faisant peur. C’est chose merveilleuse d’ailleurs, de contempler les miracles que provoque cette peur. Les lois économiques cessent subitement d’être fatales et plient à toutes sortes d’arrangement. Ce qui était impossible la veille devient supportable le lendemain. Ce qui promettait les entreprises à une ruine nécessaire n’est plus une cause irrémédiable de décadence…

  Je ne dis pas que dans tous les conflits du travail, la raison se soit toujours trouvée du même côté. Cela ne serait pas humain. Je dis simplement que si, pendant des dizaines et des dizaines d’années, le patronat (toutes exceptions faites) n’avait pas habitué les salariés à ne compter que sur la force pour faire aboutir des revendications même très modérées, même très légitimes, ils n’auraient pas, lorsqu’ils croient menacés les avantages acquis, le réflexe de se porter aussitôt du côté extrémiste, du côté qui fait peur, avec la certitude que leurs demandes paraîtront soudain plus acceptables que s’ils avaient « bien voté ».

Pierre GAXOTTE de l’Académie Française